Jurassic World Evolution : Nos impressions sur le jeu de gestion plein de dinos

S’il y a bien un genre qui colle parfaitement avec celui de Jurassic Park, c’est le jeu de gestion. Après tout, c’est un peu le but ultime de réussir à faire ce que les films ne parviennent jamais à réaliser : avoir un parc à dinosaures fonctionnel et qui le reste. Le dernier du genre, c’était Operation Genesis en 2003 et avec Jurassic World Evolution, les studios Universal comptent bien passer un cran au dessus. Pour se faire, qui de mieux que Frontier, le studio derrière quelques Tycoon et surtout Planet Coaster, le gros succès du genre de 2016 ?

À la pointe de la modernité

Premier constat dès que l’on a commencé notre hands-on : c’est magnifique. La jungle est sublimée par le jeu d’ombre et lumière et chaque changement météo est d’une maîtrise graphique absolue. Les dinos ont forcément eu droit à un soin particulier mais c’est surtout dans leur comportement que Frontier brille. Le jeu nous laisse la possibilité de suivre n’importe quel dino dans son enclos, qu’il se balade, mange ou se batte et c’est l’occasion de s’émerveiller devant une IA bien foutue.

Mon 1er Triceratops
Mon 1er Triceratops

Un jeu pour tous

Si on a joué à Planet Coaster, on sent que Jurassic World Evolution se veut calibré pour le grand public, et ce n’est pas forcément une mauvaise chose. Un mode histoire (avec Jeff Goldblum svp) qui va nous donner des objectifs concrets et un fil didacticiel, ça change de Planet Coaster et son côté “voilà les outils dispos, débrouille toi”. Le but assumé est que les joueurs soient directement dans le jeu sans passer par une phase d’apprentissage qui peut rebuter certains. Mais ça se ressent aussi dans son gameplay.

Les débuts de mon parc
Les débuts de mon parc

Un gameplay varié

Si la foule de visiteurs est bien gérée, elle est désormais une entité entière et plus un paquet d’individus avec chacun des attentes différentes. Plus de toilettes à construire également. Mais cette simplification a aussi des bons côtés, comme un outil de terraforming beaucoup plus intuitif et une gestion de l’électricité et l’argent (les deux ressources du jeu) plutôt agréable. Ce gameplay plus accessible ne veut pas dire pour autant qu’il est moins dense et va bien au delà de la construction d’enclos et de ravitaillement de nourriture pour leurs pensionnaires. À travers les nombreux bâtiments logistiques, il va falloir envoyer des équipes de recherche partout dans le monde ramener des fossiles, extraire le génome pour faire des dinosaures plus “purs”, faire des recherches d’infrastructure pour les bâtiments, de biologie pour les dinos et les maladies, améliorer l’ADN de ses dinosaures…

J'envoie mes équipes dans le monde
J’envoie mes équipes dans le monde

Et bien plus encore

Bref, vous l’aurez compris, ça va bien plus loin que la gestion de parc et chaque dinosaure qui sort de votre labo va avoir des stats différentes. Ceux qui survivent à des combats vont devenir les stars du public et on passe du temps à soigner chaque dino. La cerise sur le gâteau pour attirer le grand public, c’est la possibilité de passer en vue TPS pour prendre le contrôle d’un jeep de rangers et aller anesthésier soit même un dino pour le soigner d’une maladie, ou d’un hélico pour endormir un carnivore en sécurité, avant de le transporter dans son enclos. Ça casse complètement le côté gestion en nous mettant au coeur de l’action et il faut avouer que c’est jouissif.

J'anesthésie
J’anesthésie

Bilan

Après une heure de jeu, on doit dire qu’on est plutôt convaincu. Le jeu a un potentiel de fun assez énorme pour qui rêve de construire son propre Jurassic Park et a été très bien pensé. Il y a beaucoup de choses à faire en dehors de la gestion mais des doutes subsistent. Une fois passé l’euphorie des premières heures, le jeu continue-t-il d’être intéressant ? On sait déjà qu’un système de loyauté entre les trois factions (sécurité, science, divertissement) va créer des conflits et des trahisons et que la météo peut avoir des effets néfastes mais on n’a pas eu le temps de les vivre. Le côté challenge du jeu n’a pas été démontré et il faudra attendre notre test pour découvrir si le end game est aussi prometteur que les débuts.

Les trois divisions du jeu
Les trois divisions du jeu

(Visited 10 times, 1 visits today)

Vous pourriez être intéressé à

LAISSE TON COMMENTAIRE

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *